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Autumn Leaves

Autumn, the season when leaves fall…

Jacques Prévert’s beautiful poem was made into a song and interpreted by many artists, including Yves Montand. Here is a link to the original French version:

And here is a cover by Eric Clapton:

Now, let yourselves be inspired for a few writing exercises.

1) 5-10 minutes: imagine a situation where a man would go and tell these words to a (formerly) loved woman. Would that be in a letter? Would he tell her those words? Where are they?

2) 10 minutes: imagine you are the woman in question. You are reminiscing about the man when you used to be so in love with each other; now describe him at that time, when all that he was, all that he did, was beautiful. Then, picture him again as the first flush of love vanishes and makes way for aggravation, hostility, resentment… Describe him then.

3) 5 minutes: write a text beginning with those words: “And the sea wipes out the steps of the disunited lovers on the sand.” What happens next on the beach? Do other people come for a walk? Is it dusk, or are we under the midnight sun? Do the lovers come back?

You can type your texts in the comments if you wish.

See you soon in real life at the Moccachili!

Les feuilles mortes

L’automne, saison des feuilles mortes.

Le magnifique poème de Prévert a été mis en musique et interprété par de nombreux artistes, dont Yves Montand.

Je vous propose, après avoir savouré l’interprétation du grand Yves, de vous laisser inspirer pour quelques exercices d’écriture.

1) 5-10 minutes d’écriture : imaginez une situation où un homme viendrait dire ces mots à une femme (anciennement) aimée. S’agit-il d’une lettre ? D’une déclaration de vive voix ? Où sont-ils ?

2) 10 minutes d’écriture : imaginez que vous êtes la femme à qui ces mots sont destinés. Vous vous souvenez de l’homme aux plus beaux jours de votre amour—décrivez-le à ce moment, quand tout ce qu’il était, tout ce qu’il faisait, était beau. Ensuite, imaginez-le alors que la folie amoureuse se dissipe pour laisser la place à de l’exaspération, de l’hostilité, du ressentiment… Et décrivez-le alors.

3) 3) 5 minutes d’écriture : écrivez un texte qui commence par ces mots “La mer efface sur le sable les pas des amants désunis.”. Que se passe-t-il ensuite sur la plage ? D’autres personnes viennent-elles s’y promener ? Le soir tombe-t-il, ou bien sommes-nous sous le soleil de midi ? Les amants reviennent-ils ?

Si vous le souhaitez, vous pouvez laisser vos textes (ou les taper directement) en commentaire.

À bientôt pour une rencontre en vrai au Moccachili !

Atelier de Noël

Le dernier atelier de l’année a eu lieu en décembre et le thème en était Noël. Nous nous sommes retrouvées au café moccachili et avons fait les deux premiers exercices, qui nous ont suffisamment occupées pendant deux bonnes heures :
1 – Gâteau de Noël
Écrivez la recette d’un gâteau. Chaque ingrédient doit être chargé de sens, de souvenirs… Expliquez comment cuire le gâteau et le déguster.
2 – Le secret du père Noël
Le père Noël donne des cadeaux. Le père Noël est gentil. Mais le père Noël a un but secret. L’un de ses elfes a décidé de parler. Vous êtes cet elfe. Quel est le secret du père Noël ?
3 – Le cadeau immatériel
Si vous pouviez offrir quelque chose qu’on ne peut pas mettre en paquet, qu’est-ce que ce serait, et à qui l’offririez-vous ?

Mon cadeau (écrit dans l’atelier en anglais le lendemain) était une seconde de paix intérieure, que j’aurais offerte à tout le monde. Une seconde suffit : on peut y revenir indéfiniment.

The Christmas Workshop

The last workshop of the year took place in December and the theme was Christmas. We had a lot of fun meeting in Luxembourg to write about the following prompts:
1 – Christmas Cake
Write a recipe for a cake. Each ingredient has to be meaningful, for instance remind you of Christmas pasts or childhood memories. Explain the ingredients and how to cook and eat the cake.
2 – Santa’s Secret
Santa Claus gives present. Santa Claus is nice. But Santa Claus really has an agenda. One of his elves has decided to speak up. You are that elf. What is Santa’s secret goal?
3 – The Immaterial Present
If you could offer something that cannot be put inside a box, what would it be and who would you give it to?

My present was one second of inner peace, and I would have given it to everyone. Just one second is enough: you can go back to that second of inner peace indefinitely.

Atelier du 25 novembre – C’est quoi, ce mot ?

Cet atelier portait sur notre langue et culture maternelles.
1. Portrait chinois
Si notre langue maternelle était une saveur, un parfum, un paysage, que serait-elle ?
2. Le mot valise
L’exercice consiste à fabriquer un mot à partir de deux mots de sa langue maternelle, ou des langues de son choix, afin d’exprimer un concept qui n’existe pas dans le vocabulaire. Le mot peut désigner un appareil, un moment de la vie quotidienne, un type de personne… Ensuite, on donne le mot à quelqu’un d’autre, qui devra écrire une signification pour ce mot. Les deux sens sont lus à voix haute.
3. Une ville en un mot
On choisit une ville que l’on connaît bien, et on fait quelques minutes d’écriture automatique sur elle. L’objectif est de parvenir à un seul mot qui la résume.

November 26th Workshop – Say What?

This workshop was about our respective countries and cultures.
1. The Chinese Portrait
If your mother tongue – or a language of your choice – was a flavour, a scent, a landscape, what would it be?
2. Compound Word
Make up a word from two words in your mother tongue, or the languages of your choice, to express a concept that doesn’t exist in the language. It can be a device, a moment in everyday life, a type of person… Then give the word to somebody else, who will have to guess what it means.
3. A City in One Word
Pick a city that you know well and freewrite about it. The goal is to come up with one word that summarizes this city.

Atelier d’écriture du 9 novembre 2013 : hommage à NaNoWriMo !

 

Novembre, c’est le mois des frimas et de NaNoWriMo, ou <a href=”http://nanowrimo.uservoice.com/knowledgebase/articles/161061-nano-in-a-nutshell”&gt; National Novel Writing Month</a>, un défi entre amis qui a pris une ampleur mondiale, débouchant sur la création de communautés locales, dont les membres visent à écrire 50 000 mots (soit 200 feuillets) en 30 jours. Il y a des marathons d’écriture, des séances d’écriture dans des cafés, et beaucoup de discours motivants pour requinquer le moral des participants. 

Le samedi 9 novembre eut lieu un marathon d’écriture pour les courageux qui avaient décidé de relever le défi.

Dans notre atelier, nous n’avons pas essayé d’écrire 200 feuillets d’un coup, mais nous avons écrit chacun une histoire avec un début, un milieu et une fin.

1 — déclencheurs d’écriture : j’avais préparé des bouts de papier pour trois catégories d’éléments indispensables : les personnages, l’époque et le lieu.L’âge et l sexe des personnages était déjà indiqué : un petit garçon, une petite fille / un adolescent, une adolescente / un homme, une femme / un vieil homme, une vieille femme ; certains champs étaient cependant laissés vides (ce qu’il/elle veut, craint, aime, n’aime pas) pour que les participants les remplissent. Ils devaient également choisir le lieu et l’époque. De “2 heures du matin à la mi-novembre” et “ici, à Sarrebruck” jusqu’à “une maison de berger dans les montagnes”, “au début du 20ème siècle”, nous avons eu toute une gamme de propositions. Ensuite, nous avons mélangé les papiers et laissé chacun tirer au hasard un personnage, un lieu et une époque. Le but du jeu était que chacun écrive une histoire avec ces éléments…

2 – Début : l’exposition. À la fin de l’exposition, le personnage avait obtenu ce qu’il/elle voulait. Oui, c’était fait exprès.

3 – Milieu : … mais obtenir ce qu’ils voulaient menait à la réalisation de leur pire crainte (ah ah !). À la fin du milieu, le personnage était dans la pire panade imaginable.

4 – Fin : et enfin, il s’agissait de trouver la résolution.

Nous nous sommes tous bien amusés avec les déclencheurs. Le problème n’a pas été de trouver l’inspiration, mais de faire terminer tout le monde en temps et en heure ! En fin de compte, chacun d’entre nous a fait une histoire complète.